Ma vie, j''l''ai choisie!Victime d''un AVC le premier jour du printemps il y a deux ans, allongé dans une ambulance du SAMU en direction des urgences neurologiques d''un hôpital parisien, je n''avais en tête _ avant de tomber dans le coma _ que la chanson de Jacques Brel : « Adieu l''ami, c''est triste de mourir au printemps ». J''ai pris conscience à ce moment que quoi qu''on fasse de sa vie, on se rend compte à la fin que l''on a perdu son temps pour pas grand-chose et qu''il est préférable de partir seul _ comme on est arrivé sur terre _ car personne ne vous attend au-delà. Naître, mourir et entre-temps éventuellement se reproduire au mieux en quelques minutes pour les plus habiles ou les plus vantards d''entre nous sont des fatalités biologiques mais un bien mauvais tour à toutes les espèces vivantes sur cette Terre.